Crime

Haïti: Militant Lavalas Samba Boukman abattu

PORT-AU-PRINCE, Haïti (defend.ht) - A Lavalas militant et ancien représentant du Président de la Commission de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (CNDDR) sous René Préval, Samba Boukman, a été abattu dans l'après-midi du vendredi 9 Mars 2012, à Delmas 95, par des inconnus armés.

Samba Boukman de son vrai nom Jean-Baptiste Jean-Philippe a été tué dans le quartier de Delmas 95 près de l'école fréquentée par son jeune enfant.

Les résidents locaux soupçonnent les personnes à bord de deux motos et un camion pick-up, qui ont été vus dans la région avant l'attaque, les assaillants.

Jean-Philippe a été touché par 7 balles selon plusieurs rapports.

Un personnage controversé

Pour certains, Jean-Baptiste Jean-Philippe a été un chef de gang puissant, et le resta même après être devenu représentant de l'ex-président René Préval à la Commission pour le désarmement, la démobilisation et la réintégration.

Pour d'autres, Jean-Philippe a été un combattant pour la démocratie, dans le cadre d'une communauté de fidèles d'Aristide-qui résidaient dans les quartiers pauvres de Port-au-Prince, à savoir Bel-Air.

L'homme qu'ils ont appelé Samba Boukman a été arrêté en 2005 par la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) pour possession illégale d'armes à feu. Ce fut pendant le temps d'une campagne de désarmement massif par les forces de stabilisation de l'ONU qui ont été également connus pour arrêter des personnes, même celles qui ont volontairement rendu leurs armes.

Boukman a été remis en liberté sans aucune forme de procédure judiciaire, après avoir passé une nuit dans la base de la MINUSTAH à Tabarre. Il est dit que, après cet incident, il est devenu partenaire avec les efforts pour désarmer les bandits dans les quartiers pauvres.

Alors que Jean-Philippe, un membre de la CNDDR, est crédité pour son rôle dans la fin de la brutale «Opération Bagdad», certains lui attribuent comme l'architecte de l'opération.

«Samba Boukman avait une réputation inquiétante d'utiliser le viol comme arme de combat politique», selon l' Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH).

Les dernières dépèches

En Octobre de 2011, Alix Bien-Aimé, l'actuel président de la CNDDR, a écrit une lettre au Président Michel Martelly, alléguant avoir reçu des menaces de mort de la part Boukman.

Monsieur le Président,
La Commission nationale pour le désarmement, la démobilisation et la réintégration présente ses compliments et a l'avantage de vous avec une copie de la lettre au Premier ministre pour lui demander un soutien dans le cadre de la confiscation des véhicules de la Commission, et menaces de mort contre moi et contre M. Emmanuel F. Goutier, le représentant du MICT à la Commission, par Jean-Baptiste Jean-Philippe, commissaire, représentant de la présidence.

Confiant que vous ferez les mesures correctives nécessaires et la Commission s'il vous plaît, Monsieur le Président, de recevoir sa très haute considération.

sincèrement,
Alix Bien-Aimé, président
CNDDR

Les partisans de Boukman ont commencé à pointer le Président Michel Martelly, qui a été au opposés à Lavalas depuis des décennies, comme l'auteur de assassiner Jean-Baptiste Jean-Philippe.

La mort de Jean-Philippe vient à un moment où Lavalas fait une résurgence notable, organiser des manifestations et des marches de l'ordre de milliers de personnes.

L'insécurité a été à la hausse avec 20 assassinats dans la capitale déjà au mois de Mars - certaines victimes ont été des personnalités publiques.

La Police nationale haïtienne ont relancé l'opération Bagdad, version 2, pour tenter de mettre la ville à la paix relative, mais la tête MINUSTAH, Mariano Fernandez, a récemment déclaré lors d'une réunion à Washington, DC, que l'état actuel des choses - de l'instabilité politique - rendra difficile.

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